Cosmétique : les marques suisses en quête de partenaires plus flexibles et durables
Dans le cadre de sa mission de soutien à l’innovation et à la structuration de la filière cosmétique en Suisse romande, PhytoArk a conduit une enquête en ligne auprès de marques et d’industriels actifs dans le conditionnement de produits cosmétiques. L’objectif : identifier les besoins réels du marché et mieux comprendre les leviers pour développer un écosystème local plus agile, durable et collaboratif.
Premier volet de cette étude : la vision des marques, entre recherche de flexibilité, proximité et responsabilité environnementale.
L’agilité avant tout : le défi des petites séries
Pour beaucoup d’entreprises interrogées, le conditionnement représente un maillon critique entre la formulation et la mise sur le marché. Les jeunes marques, souvent issues de structures artisanales ou de start-up, lancent leurs produits en petites séries de 100 à 500 unités. Ces volumes, idéaux pour tester un concept ou valider un design, se heurtent pourtant à un manque de prestataires capables de les accompagner. Les conditionneurs imposent souvent des minimums de production élevés, peu compatibles avec la logique d’expérimentation. Cette réalité freine l’agilité commerciale et limite la capacité d’innovation.
Des besoins d’accompagnement et de proximité
Au-delà de la production elle-même, les marques expriment un besoin croissant d’accompagnement sur la qualité et la conformité réglementaire — qu’il s’agisse des normes ISO 22716, COSMOS ou Ecocert. Elles recherchent également des partenaires de proximité, capables d’offrir un suivi personnalisé et des délais courts.
Cette demande traduit une volonté de s’appuyer sur un écosystème régional solide, où le dialogue entre créateurs, fabricants et conditionneurs favorise la réactivité et la confiance. Les entreprises suisses romandes se montrent prêtes à collaborer localement, à condition de pouvoir compter sur une offre adaptée à leurs besoins de petites séries.
La durabilité, un impératif devenu levier d’innovation
Les résultats de l’enquête confirment une tendance forte : la durabilité n’est plus une option, mais un moteur d’innovation. Les marques cherchent à réduire les plastiques, adopter des emballages recyclables ou biosourcés, et explorer des modèles de recharge ou de consigne. Elles attendent de leurs partenaires industriels qu’ils puissent proposer des solutions techniques compatibles avec ces nouveaux matériaux, tout en garantissant la qualité et la sécurité du produit fini.
Cette exigence crée de nouvelles opportunités d’expérimentation pour les acteurs de la filière cosmétique suisse, notamment dans les domaines de l’éco-conception, du conditionnement éco-responsable et de la traçabilité.
Vers un écosystème plus agile et collaboratif
En écoutant les besoins du terrain, PhytoArk confirme son rôle de catalyseur d’innovation pour la filière cosmétique naturelle. L’objectif : soutenir les marques émergentes, faciliter l’accès à des infrastructures de test et encourager la co-innovation avec les prestataires régionaux. Cette étude constitue un premier pas vers une structuration collective du conditionnement durable, où chaque acteur – du producteur à l’industriel – peut contribuer à renforcer la filière et à valoriser le savoir-faire local.
La deuxième partie de cette série donne la parole aux industriels du conditionnement cosmétique en Suisse romande, pour comprendre comment ils s’adaptent à ces nouvelles attentes.
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